Laëtitia Milot : avant “Plus belle la vie”, elle avait semé la zizanie dans “Opération séduction” sur M6

Avant de devenir la petite fiancée des Français dans le feuilleton grand public “Plus belle la vie”, Laëtitia Milot a commencé par une télé-réalité.

Ce 1er février 2026, Laëtitia Milot compte parmi les invités de Frédéric Lopez dans Un dimanche à la campagne sur France 2.

Dans le décor bucolique de l’émission, l’actrice connue pour sa douceur et son engagement devrait évoquer son parcours.

Un itinéraire que beaucoup associent immédiatement à Plus belle la vie, mais qui a débuté sous une lumière bien différente, dans une émission de télé-réalité culte des années 2000.

Laëtitia Milot avant PBLV
Avant d’être Mélanie Rinato au bar du Mistral, Laëtitia Milot a en effet fait une apparition remarquée dans Opération séduction sur M6 en 2004. À l’époque, elle n’est pas encore une figure populaire du feuilleton de France 3. Jeune comédienne en quête de rôles, elle accepte une proposition de production un peu particulière : intégrer la troisième saison du programme, rebaptisée Les parents s’en mêlent !, sous l’identité fictive de “Camille”.

Le concept de l’émission repose sur la tentation. Des couples viennent tester la solidité de leurs sentiments sur une île paradisiaque, tandis que des célibataires sont chargés de troubler leur équilibre. Le rôle confié à Laëtitia Milot est clair : incarner une tentatrice, jouer un personnage, provoquer des jalousies, créer du désordre. Une mission qu’elle remplit à la perfection, au point de marquer les téléspectateurs malgré un passage bref, du deuxième au cinquième épisode.

À seulement 21 ans, la jeune femme se retrouve projetée dans un univers où séduction et stratégie se mêlent. La production lui invente un passé, un lien familial fictif — une “fausse mère” intégrée au programme — et un rôle presque théâtral. “Ils cherchaient une comédienne assez flexible”, a-t-elle expliqué plus tard. Cette dimension de jeu, loin d’une simple participation spontanée, replace son expérience dans une logique d’interprétation, entre fiction et réalité.

Si ce détour par la télé-réalité peut surprendre aujourd’hui, Laëtitia Milot l’a toujours assumé avec franchise. À l’époque, elle court après ses heures d’intermittente du spectacle. Comme beaucoup de jeunes artistes, elle enchaîne les petits contrats pour survivre dans un milieu difficile. “Je faisais ça pour avoir mes heures”, confiera-t-elle plus tard. Une décision pragmatique plus qu’un choix de carrière rêvé.

Quelques mois après cette expérience, tout bascule. En août 2004, elle rejoint le casting de Plus belle la vie dès les débuts du feuilleton. Son personnage de Mélanie, serveuse pétillante du Mistral, va l’installer durablement dans le cœur du public. Pendant plus d’une décennie, elle incarne cette figure populaire, entre intrigues sentimentales et drames du quotidien. L’image de la tentatrice de M6 s’efface derrière celle d’une héroïne familière, attachante.

Cette trajectoire raconte aussi l’évolution de la télévision française. Au début des années 2000, la frontière entre télé-réalité et fiction est poreuse. Pour de jeunes comédiens, ces formats peuvent servir de tremplin inattendu. Dans le cas de Laëtitia Milot, l’expérience a révélé sa capacité à jouer un rôle dans un contexte hybride, à improviser, à exister face caméra — des qualités précieuses pour la suite.

Depuis, l’actrice a multiplié les projets : téléfilms à succès, adaptations de ses romans, séries, animation d’émissions, engagement associatif. Elle est aussi devenue écrivaine et figure médiatique engagée, notamment autour de la santé des femmes. Son image publique s’est construite sur l’empathie, la résilience et la sincérité, bien loin des codes de la séduction provocante de ses débuts télévisés.