INTERVIEW DIVERTO. Star Academy 2025 : “J’appréhende un peu au niveau de la fatigue”, Léa se confie sur les répétitions de la tournée
Originaire de Suisse, Léa a décroché la deuxième place du podium de la Star Academy 2025. “Une deuxième place de qualité” pour la jeune femme de 22 ans, battue en finale par Ambre, grande gagnante de cette treizième saison. Retour sur son aventure, ses souvenirs au château et ses ambitions pour la suite.

Ce samedi 7 février 2026, sur TF1, Léa s’est inclinée en finale de la Star Academy face à Ambre, qui l’a emporté avec 59 % des voix. À 22 ans, la candidate suisse quitte l’aventure après un parcours remarqué et une expérience hors du commun. Ancienne assistante médicale, elle se confie pour Diverto sur cette aventure intense, ses souvenirs au château, ses relations et ce que l’avenir lui réserve…
Samedi soir, c’était la grande finale. Au moment de l’annonce de votre défaite, comment vous êtes-vous sentie ?
Au moment de l’annonce, je me sens bien. C’est vrai qu’on se tient avec amour. On se dit quelques petites et dernières paroles. On se dit que c’est très fort. Je suis fière. Que ce soit toi ou moi, je suis contente. On est là, ça va bien se passer. Et c’est vrai que je regarde mes proches, je vois qu’ils sont dans le mal, je me dis que je vais partir. C’est mieux. Et en vrai, je suis stressée, mais j’ai hâte. Peu importe ce qu’il arrive, c’est ok, donc je me sens bien.
Avant l’émission, vous imaginiez-vous aller aussi loin dans l’aventure ?
Je voulais arriver aussi loin, mais je ne me voyais pas. C’est vrai que c’est un objectif, je pense, pour chacun. On arrive, on se dit que je vise la finale, je vise d’aller le plus loin possible. Mais en vrai, on ne sait pas, parce qu’on est tous très forts. On se dit qu’on va déjà essayer de ne pas partir tout de suite, pas les premières semaines. C’est vrai que plus le temps avance, plus on se dit : peut-être que je peux y arriver. Et c’est vrai que ça a toujours été mon objectif.
Y a-t-il eu un moment déclic où vous vous êtes dit que la finale était possible ?
La demi-finale. Quand je suis annoncée première demi-finaliste, je me dis : “Surtout pas maintenant, continue, continue”.
Si vous deviez retenir un moment marquant de votre aventure, une prestation ou une rencontre qui vous a changée, lequel serait-ce ?
Le prime de la tournée m’a beaucoup aidée à me lâcher et à prendre conscience du public qui était aussi derrière moi. J’avais très peur au début et c’est vrai qu’à partir de ce moment-là, je me suis dit : “Tu sais quoi, montre-leur qui tu es vraiment et profite à fond de ton aventure. Tu as vu, il y a déjà un peu de personnes qui t’aiment bien et qui sont derrière toi, donc ne les lâche surtout pas maintenant”.
Les rencontres au château, notamment avec vos camarades, “les chiches”, ont aussi beaucoup compté pour vous…
Mais oui, mes “chiches”, mes grosses life, je les aime tous trop, énormément. Mais toute la promo, je les aime beaucoup. On est tous très proches, c’est vraiment une famille. Je pense que c’est ce qui a beaucoup plu aussi, et même pour nous. On ne ressentait pas les enjeux, on ne ressentait pas la compétition. C’était vraiment colo. On est tous là les uns pour les autres, on profite tous ensemble, on rit, on pleure, on s’énerve. On s’aime tous trop fort. C’est vrai que le “oinc”, les “chiches”, c’est ma grosse life.
Vous aviez participé au Kids Voice Tour en 2017 en Suisse. Cette expérience vous avait-elle déjà donné envie de retenter un télécrochet ?
C’est vrai que quand j’ai fait ce concours, j’avais 13-14 ans. C’était dans un centre commercial, ce n’était pas grand-chose et il n’y avait pas vraiment de grand enjeu derrière. Avec ma famille, on s’est dit pourquoi pas. C’est ma tante qui m’a inscrite, je suis allée. Au final, je me retrouve en finale et c’est là que j’ai fait des rencontres. La toute première fois, je crois que c’était Patrick Fiori. J’ai rencontré deux ou trois artistes. Et là, je me suis dit : “Tu sais quoi, il faut que je fasse autre chose”. Et en plus, je n’avais pas gagné. La Suisse, les concours qu’on a, ce n’est pas la même chose. Ce sont des concours assez petits. Il n’y a pas le même impact que la Star Academy ou d’autres concours. Je me suis dit que j’étais obligée de faire autre chose. Je sentais que la musique était faite pour moi. Je me suis tellement sentie bien. Quand je chantais là-bas, je me suis dit que c’était juste le début. Je n’y connaissais rien. Déjà à 14 ans, je me suis dit : “C’est ça que je veux faire”.
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Avant d’entrer au château, vous étiez assistante médicale. Envisagez-vous d’y retourner ?
Il n’y a pas de retour en arrière, c’est fini. On laisse cette vie-là derrière moi. Je pense qu’il y a un lien avec tout ça. J’aime beaucoup la médecine, mais ce que j’aimais particulièrement, c’était aider les autres. Je trouve que dans la musique, c’est pareil. Tu fais du bien aux autres, tu te fais du bien à toi-même. Donc non, on oublie l’assistante médicale.
Aujourd’hui, comment vous sentez-vous ?
Je me sens bien. Je suis très contente du résultat. Je suis très fière d’Ambre, vraiment. Ma grosse life ! Et moi, je suis aussi très contente. C’est une deuxième place de qualité. Je suis très heureuse et j’ai hâte de la tournée. J’ai hâte de l’après. Je suis très fière.
Vous avez dit au revoir au château pièce par pièce. Laquelle va le plus vous manquer ?
La salle de chant. J’ai d’énormes souvenirs avec Fanny Delaigue et d’énormes fous rires. C’est une des pièces où je me sentais le mieux pour aller répéter. Le son était beau. J’ai de très bons souvenirs là-bas. Ou la salle de danse aussi. C’est peut-être la salle d’évaluations qui m’a le plus angoissée, mais il y a nos noms sur les murs. Il y a aussi de beaux souvenirs.
Avez-vous gardé un souvenir du château ?
Oui, j’ai volé une tasse. On l’a volée ensemble avec Ambre. On a totalement volé ensemble la tasse. Une tasse en forme de chat. On n’est pas des voleuses, mais on a pris un bout du château avec nous. On a laissé un bout de nous au château et on a pris un bout du château.
Avec le recul, que retenez-vous de cette expérience ?
Que c’est une aventure de dingue. Qu’on n’est pas prêt. Que ça change des vies. Moi, ça m’a beaucoup changée. Humainement aussi. C’est vraiment une aventure humaine. Il ne faut pas baisser les bras, il faut y croire, il faut beaucoup travailler, faire beaucoup d’efforts, beaucoup de sacrifices. Mais ça en vaut la peine. C’est fou ce qu’on a vécu là-bas.
Même s’il est peut-être un peu tôt, avez-vous déjà des projets en tête pour la suite ?
Pour l’instant, je suis sortie. J’ai mon téléphone depuis hier. Je ne sais pas ce qui m’attend. Mais c’est vrai que j’aimerais beaucoup commencer des sons, commencer à écrire avec quelqu’un. Je n’écris pas encore, mais pourquoi pas coécrire et me lancer sur mon projet à moi.
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Vous parlez de coécriture. Avez-vous déjà des idées ou des envies particulières ?
Je ne me suis pas encore attardée sur cette question-là. J’y vais doucement. D’abord, j’aimerais bien m’entourer pour commencer et savoir où je vais. Je ne veux pas aller trop vite. Je veux bien faire les choses.
J’imagine que vous allez tous vous revoir après l’aventure. Savez-vous déjà avec qui vous allez passer le plus de temps ?
On va tous se revoir, c’est prévu. Mais je sais que les personnes que je vais le plus voir, c’est Victor, Mélissa, Bastiaan, Sarah, Emma, Léane. Lily aussi. On va tous beaucoup se revoir. De toute façon, il y a la tournée, donc on va tout le temps être ensemble. Finalement, on ne se quitte plus. Et au-delà de ça, on va se voir. En plus, je suis en Suisse. Quand je vais revenir à Paris, je vais bien regarder pour tous les voir.
Comment appréhendez-vous les répétitions de la tournée ?
Les répétitions, j’appréhende un peu au niveau de la fatigue. C’est vrai qu’Ambre et moi, on est assez fatiguées. Le rythme était intense. Surtout à la finale, on a senti la fatigue. Se dire que je rentre chez moi dimanche, que je reviens et que les répétitions commencent, j’ai un peu peur d’être K.O. Mais en vrai, je me dis que j’ai trois jours pour me reposer à la maison. Et surtout, j’ai trop hâte. On est une bonne équipe, ça va être génial. Ça va être trop cool.