INTERVIEW : Julie Dray fait son arrivée dans Plus belle la vie : “Décrocher ce rôle a été une belle surprise”
Ce lundi 16 février, Julie Dray a rejoint le casting du feuilleton Plus belle la vie, encore plus belle sur TF1. En incarnant Natacha, la comédienne promet une intrigue palpitante aux téléspectateurs. Aussi solaire que son personnage, elle s’est confiée sur cette nouvelle aventure auprès de Gala.fr.
Un nouveau personnage au cœur d’une intrigue qui s’annonce palpitante. Dès ce lundi 16 février, Julie Dray intègre le casting du feuilleton Plus belle la vie, encore plus belle diffusé sur TF1. En faisant son arrivée dans le quartier du Mistral, la comédienne prête ses traits à Natacha Solodki, une ancienne connaissance de lycée de Gabriel, incarné par Joakim Latkzo. Après des années sans nouvelle, ce dernier a décidé de reprendre contact avec elle. Une décision qui ne manque pas de surprendre son compagnon Thomas qui mettra tout en œuvre pour connaître la vraie nature de leur relation. Une nouvelle arche narrative entre Gabriel et son amie d’enfance qui réserve de nombreuses surprises aux téléspectateurs. Pour cette occasion, elle s’est confiée à Gala.fr. De son arrivée dans le feuilleton, en passant par sa carrière et ses deux enfants, Julie Dray n’a éludé aucun sujet. Rencontre.
Gala.fr : Vous arrivez dans la série Plus Belle la vie . Comment avez-vous abordé ce nouveau chapitre de votre carrière ?
Julie Dray : C’est une très belle parenthèse. Cela a été une très belle surprise de décrocher ce rôle. Natacha est un personnage très solaire et qui a une grande sensibilité. J’étais vraiment très fière de l’incarner. En plus d’avoir été très bien accueillie par les équipes, j’ai eu la chance d’avoir de bons partenaires. C’était un super tournage !
Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur votre personnage, Natacha ?
(Rires) Je ne peux pas trop révéler de choses, mais je peux vous dire que Natacha est la meilleure amie de Gabriel Riva. Ils étaient inséparables à l’adolescence, jusqu’au bac. Ils ont fait toutes les bêtises ensemble, puis ils ont perdu contact pendant des années. Dans la série, Gabriel cherche à renouer avec elle, mais elle refuse. On comprend qu’il y a eu un drame important dans leur amitié, que lui n’identifie pas. Finalement, elle accepte de revenir vers lui pour s’expliquer. Ce sont des retrouvailles douces-amères : il y a une complicité immédiate, une énergie intacte, mais aussi une blessure profonde. On découvre peu à peu sa sensibilité et sa profondeur. C’est très touchant.
Partagez-vous des points communs avec votre héroïne ?
À la lecture, j’ai eu un coup de foudre pour le rôle. Vous savez, il y a des personnages que vous lisez et que vous comprenez immédiatement. Vous savez comment ils bougent, ce qu’ils aiment. Natacha a des qualités humaines qui me parlent. Elle est solaire, sociable, avec un côté un peu spirituel. C’est aussi une intellectuelle. On avait beaucoup d’affinités.
Vous donnez la réplique à Joakim Latzko, l’interprète de Gabriel. Comment s’est passée votre collaboration ?
Ça a été un vrai coup de foudre artistique. Dès notre première rencontre, il y a eu un feeling immédiat. C’est très chouette car, arriver dans une grosse série peut être impressionnant, les acteurs sont très sollicités. Je pensais peut-être qu’il n’y aurait pas beaucoup de disponibilités. Finalement, ça a été l’inverse. Avec Joakim, nous sommes devenus très complices. En plus d’être un super collègue, il est devenu un ami. C’est l’une des nombreuses joies de ce métier.
Connaissiez-vous déjà quelques acteurs du feuilleton ?
Il y a un an et demi, j’avais passé le casting pour jouer la mère de Morgane Frioux dans Plus belle la vie. Malheureusement, je n’ai pas eu le rôle. Puis, sept mois plus tard, je l’ai croisée pendant un doublage. Je lui ai donc dit que j’avais passé une audition pour jouer sa mère. J’ai pu passer quelques jours avec elle et c’était vraiment très sympa. Quand j’ai décroché le rôle de Natacha, je l’ai tout de suite appelée pour lui annoncer la nouvelle.
Vous arrivez dans une série déjà bien installée, cela met-il un peu de pression ?
Curieusement, pas tant que ça. Quand on a une bonne alchimie avec son personnage, l’essentiel est de raconter son histoire avec justesse. J’avais vraiment envie de lui rendre justice et de montrer toutes les facettes de sa jolie personnalité. Ma pression était surtout de rendre Natacha aussi humaine et belle que possible. À côté de ça, il y avait bien sûr la pression de bien faire pour les équipes techniques car les journées sont intenses. Mais l’atmosphère sur Plus belle la vie est extrêmement bienveillante. C’est une vraie famille. On se sent chouchouté, soutenu.
Aimeriez-vous que votre personnage soit récurrent ?
Franchement ? Oui et avec grand plaisir. J’ai eu un vrai attachement pour elle et j’aimerais qu’on explore davantage son histoire.
«C’est un bonheur de faire ce métier»
Vous êtes une habituée des quotidiennes. En 2024, vous avez incarné Iris dans le feuilleton Ici tout commence . Auriez-vous aimé poursuivre cette expérience ?
Oui, j’aurais adoré. Mon arrivée a été très intense car j’ai été castée quelques jours avant le tournage. J’ai été bouleversée par ce personnage qui était extrêmement proche de moi. Iris est une mère carriériste qui a beaucoup voyagé à l’étranger. Il y avait vraiment des scènes assez difficiles en termes d’émotion car il y avait toute une réflexion sur ce que c’est d’être une mère, les sacrifices qu’on doit faire, l’impression qu’on ne fait jamais assez ou pas bien et en même temps l’incapacité à vraiment sacrifier vraiment sa passion quand on est passionné. C’était un tournage incroyable. Après, j’ai enchaîné des tournages à l’étranger et ça ne s’est pas poursuivi. J’en étais triste car j’adore le format et le rythme d’une quotidienne.
Vous avez décroché votre premier rôle quand vous aviez 14 ans. C’était un rêve pour vous de devenir comédienne ?
Oui, cela a toujours été un rêve. Quand j’avais cinq ans, je harcelais ma famille pour faire des castings (rires). Ma mère m’inventait des scènes fictives sur lesquelles je travaillais chez moi. Très jeune, j’ai animé le Disney Show sur TF1 puis, j’ai enchaîné avec des séries. Aujourd’hui, ça fait plus de trente ans que je suis comédienne. Mes rôles ont beaucoup évolué et j’ai beaucoup changé (rires). C’est vraiment un bonheur de faire ce métier car c’est une aventure humaine extrêmement riche.
Au cours de votre parcours, vous avez décroché des rôles dans Navarro et Nestor Burma . Quels souvenirs gardez-vous de vos tournages avec Roger Hanin et Guy Marchand ?
Des moments magiques. Ils étaient des acteurs incroyables, d’une simplicité, d’une gentillesse et d’une grande bienveillance. Quand j’arrivais sur leur tournage, ils faisaient tout pour me mettre à l’aise, ce qui était vraiment très élégant de leur part. Du coup, ça fait une énorme différence quand on est une jeune actrice et que là, pour la peine, oui, j’avais beaucoup de pression à l’époque.
Au fil des années, vous avez joué à l’étranger dans des séries britanniques. Vous attendiez-vous à vivre une telle carrière ?
C’est juste incroyable ! J’ai eu la chance de tourner en Angleterre, notamment sur Doctor Who, et d’avoir un court-métrage qui est parti aux Oscars. Récemment, j’ai tourné à New York un film indépendant, House of Disco, sur la naissance de la French Touch aux États-Unis. Quand je me suis retrouvée à Brooklyn, je me suis dit : « Waouh ! Je suis une petite actrice française qui a grandi dans un HLM auprès d’une mère célibataire qui s’est battue pour nous élever. Si j’avais su qu’un jour on me ferait confiance sur ces projets et que je réaliserais mon rêve de tourner à New York, c’est vraiment extraordinaire !» Parfois, il y a des petits coups du destin et ça fait du bien parce que c’est un métier où on travaille beaucoup, on donne beaucoup et on ne sait jamais ce qui va revenir en retour. Et quand tout d’un coup, ça prend un peu, ça fait vraiment plaisir.
En parallèle de tout ça, vous faites du doublage dans les jeux vidéo. Qu’est-ce qui vous plaît dans cet exercice ?
Le jeu vidéo offre une grande liberté d’interprétation. Je joue souvent des personnages rebelles, badass. Les scénarios sont incroyables. Le doublage est plus technique : il faut épouser le jeu de quelqu’un d’autre. C’est un exercice exigeant, mais très formateur.
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«Mener tout de front avec deux enfants, c’était rock’n’roll»
Comment faites-vous pour jongler entre votre vie privée et votre vie professionnelle ?
Ça a été fou d’autant plus que je suis devenue maman très jeune. Mener tout de front avec deux enfants, franchement, c’était rock’n’roll (rires). En plus, j’étais mère célibataire. Il y a eu des moments vertigineux. Mais étrangement, cela m’a appris à travailler de manière extrêmement efficace. Pendant une heure, mes enfants savent que je bosse pour être ensuite 100% disponible. Je fais les repas, j’organise les sacs et les activités. J’ai de la chance car mes enfants sont extraordinaires. Ils sont venus partout avec moi. Je les ai emmenés sur tous les tournages. Ils m’ont même accompagnée quand j’ai fait la campagne aux Oscars. Ils ont toujours été extrêmement fiers et solidaires. Ils m’ont toujours soutenu. C’est grâce à eux que j’ai pu mener cette carrière sur tous les fronts, c’est-à-dire en France, en Angleterre, aux États-Unis. Aujourd’hui, mon fils, qui va avoir 21 ans, est à Los Angeles où il fait un échange universitaire. Quant à ma fille, elle va passer son bac cette année.
Quel regard portent-ils sur votre carrière ?
C’est touchant car ils sont hyper fiers. Quand ils étaient petits, ils me disaient : «Toi, maman, tu adores ce que tu fais et tu as plein d’amis.» Ils ont des souvenirs de mon métier comme une aventure humaine avec des gens sympas et accessibles. Aujourd’hui, ma fille a conscience que j’ai des castings. Elle gagne son argent de poche en me donnant la réplique (rires).
Hors des plateaux de tournage, comment occupez-vous votre temps libre ?
Quand j’ai du temps, je fais beaucoup de sport, cela fait partie de mon équilibre. J’ai des phases. Cela peut être la boxe, le Pilates, l’escalade, la natation. En ce moment, c’est la pole dance ! Il faut que je m’amuse avec de nouveaux challenges. Je médite aussi vingt minutes par jour. Se ménager mentalement et prendre de la distance, c’est très important. Et j’écris. Je développe des projets personnels, des comédies. Je suis exigeante, donc je réécris beaucoup.
Quel est l’endroit où vous aimez vous ressourcer ?
Étrangement, comme j’ai beaucoup voyagé, j’ai associé l’avion ou le train à quelque chose d’extrêmement positif. Quand je suis dans les transports en commun, j’ai l’impression d’être en route pour une nouvelle aventure. C’est là où je me sens le mieux pour apprendre mes textes. Je me dis que j’aime vraiment ma vie et que j’ai une chance incroyable.
Quels sont vos projets ?
Pour l’instant, je savoure Plus belle la vie. Peut-être que Natacha reviendra au Mistral, qui sait ? Après le tournage, j’ai donc eu la chance de partir à New York pour faire le film House of Disco, le premier de Lina Abascal qui sortira le 8 septembre 2026. C’est vraiment un film ultra-branché, ultra-cool sur le début de la French Touch dans les années 2000 aux États-Unis. En termes de personnalité et d’univers musical, ce film me correspond bien car je suis une très grande clubbeuse. Avec mes enfants, on adore de nombreux DJ. Autre projet, j’ai rejoint le super casting de l’audio book Audible Harry Potter. Je fais Olympe de Maxime, la petite amie d’Hagrid. En parallèle, je continue les castings en France et aux États-Unis. On verra ce que 2026 réserve.