EXCLU. Lola Klodawski (Un si grand soleil) : “Je n’arrivais pas à retenir mes larmes”

L’actrice Lola Klodawski, qui incarne Elodie dans le feuilleton Un si grand soleil, s’est confiée à Télé Star.
Elle est revenue sur le parcours de son personnage mais aussi sur les raisons qui l’ont poussée à quitter la série.
La comédienne dévoile les nombreux projets sur lesquels elle travaille déjà.
Ce résumé généré par IA a été validé par les journalistes de la rédaction.
Qu’est-ce qui a motivé votre départ de la série ?

C’était en janvier 2025, j’avais le sentiment que ce que je faisais manquait de sens. Elodie était surtout là pour servir un propos mais elle n’évoluait plus beaucoup. J’ai pris le temps de la réflexion parce que partir n’est pas une décision qu’on prend à la légère. Cette série m’a énormément apporté, j’ai ai rencontré des gens formidables mais à l’aube de ma trentaine, j’avais besoin d’autres horizons.

Comment s’est passé le dernier jour de tournage?

Je me souviens de cette scène où Elodie quitte la ferme et part à la gare. Je n’arrivais pas à retenir mes larmes. Dire au revoir c’est ce qui me fait le plus pleurer dans la vie.

Quand on incarne un personnage sur plusieurs années, est-ce qu’on y injecte forcément un peu de son propre tempérament?

En cinq ans, j’ai vu Elodie grandir, s’affirmer et je pense qu’inconsciemment, elle a pris un peu de mon caractère. Cela étant, elle est quand même plus douce, plus compréhensive, plus généreuse et patiente que moi. Je suis beaucoup plus speed qu’Elodie. Ce qu’on a en commun c’est un tempérament passionné et nous sommes toutes les deux de grandes amoureuses.

Qu’est-ce qui a changé chez vous ces cinq dernières années passées sur la série?

J’ai beaucoup observé le travail de chacun. Je me suis mise à mon écoute aussi. J’étais dans un désir de création mais je ne savais pas quelle forme cela pouvait prendre. Quand on est comédien, on accompagne la vision de quelqu’un pour lui rendre ce qui est écrit. Mais quand on est dans le désir de l’autre, on ne s’appartient pas beaucoup. J’avais envie de reprendre possession de mon cœur et de mon corps. Et puis un jour, j’ai rencontré une comédienne, Agnès Perraud, qui m’a inspiré un film. J’ai monté un court métrage autour d’elle. Ça s’appelle Ingrid. J’ai aussi pris le temps de terminer un recueil de poésies entamé il y a 9 ans, je travaille en tant qu’assistante metteuse en scène sur Le Glaive, une pièce féministe et poétique, je joue dans Intra-muros de Alexis Michalik au théâtre La Pépinière et j’écris un film.

 

Avez-vous le sentiment qu’il y a encore de la défiance des gens du métier vis-à-vis des feuilletons quotidiens?

Quand je suis arrivée, j’ai eu des réactions de la part de comédiens qui regardaient un peu de haut ce genre de fiction. Aujourd’hui, les mêmes viennent me demander ce qu’il faut faire pour y entrer.

Sous quelles conditions pourriez-vous envisager de revenir?

Je ne pense pas que je reviendrai. Ou alors dans 10 ans !

Entretien : Sandra Karas