INTERVIEW – Nans Dissoubray (Kassian dans Plus belle la vie) : ’’J’ai passé près des castings pour différents personnages de la série’’

GALA VIDÉO – Plus belle la vie : ce qu’il faut connaître
Depuis quelques semaines, les téléspectateurs de Plus belle la vie, encore plus belle ont retrouvé Darius Kassian, interprété par Nans Dissoubray. Il y joue (avec brio) un tueur en série aussi terrible qu’attachant.

Révélé au grand public dans Plus belle la vie, encore plus belle au début de l’année 2025, Nans Dissoubray fait son grand retour dans la série. C’est sous les traits de Darius Kassian, un tueur en série machiavélique, qu’il fait vibrer les téléspectateurs. Rencontre.

Gala.fr : On vous retrouve dans Plus belle la vie, encore plus belle un an après votre première intrigue. Est-ce qu’il y a un petit côté jouissif de jouer un personnage qui est aussi sombre et en même temps un peu machiavélique, un peu vicieux ?
Nans Dissoubray : Oh bah bien sûr. J’ai envie de dire que c’est un peu du pain béni. Les rôles de méchants, d’ailleurs, les comédiens et les comédiennes le disent souvent, ce sont souvent les rôles les plus intéressants à jouer. Parce qu’on ose. Du coup, on peut un peu plus se laisser aller dans un rôle de composition, bien que je pense qu’un comédien, quand on lui propose un rôle, on n’attend pas forcément de lui qu’il compose complètement le rôle. Il y a toujours une partie qui lui ressemble, je pense. Moi, Darius me ressemble.

Gala.fr : Car vous aimez les meurtres et les jeux de société ?
Nans Dissoubray : (Il rit) Un peu le côté jeux de société, mais surtout le fait de titiller. Je titille souvent les personnes que j’aime. Comme Darius Kassian aime titille beaucoup Boher qu’il aime beaucoup.

Gala.fr : Il y a un an, quand vous avez joué la première intrigue, est-ce que vous saviez déjà que vous pouviez éventuellement revenir dans un avenir plus ou moins proche ?
Nans Dissoubray : Non, pas du tout. J’ai commencé à jouer la deuxième intrigue en décembre dernier et on m’a prévenu un mois avant. Tout s’est fait rapidement. La directrice de casting, Adèle Esposito, qui m’avait casté il y a un an et demi, m’a demandé si j’étais libre et partant pour faire une seconde intrigue, donc j’ai dit oui. Et deux semaines après, on m’a dit : Tu tournes dans trois semaines. Donc ça a été très rapide, pour mon plus grand plaisir, parce que j’étais très content de retrouver Darius.

Gala.fr : Et puis c’est rare qu’un méchant soit si apprécié des téléspectateurs.
Nans Dissoubray : Je pense que Darius fait partie de ces méchants qu’on adore détester, qu’on adore critiquer. Le fait qu’il aime les jeux de société, moi, je trouve que ça a un petit côté enfantin que certaines personnes ont, que j’ai. Et je trouve que c’est touchant. Ce n’est pas uniquement le serial killer sadique qui tue des femmes par simple plaisir. Il est touchant parce que je pense qu’en fait, on peut tous se retrouver un petit peu dans ce genre de personnage, c’est un peu monsieur Tout-le-Monde.

Gala.fr : Plus belle la vie , vous êtes donc arrivé à l’écran l’année dernière, en février. Comment vous êtes arrivé jusqu’à Plus belle la vie ?
Nans Dissoubray : C’est la directrice de casting, Adèle Esposito, qui m’a casté. Et pour la petite histoire, j’ai dû passer à peu près quinze castings pour différents personnages de PBLV, même à l’époque France 3. Et ça marchait jamais. Ce n’est pas que ça marchait jamais, car on peut réussir un casting et ne pas être pris. Et il y a un an et demi, j’ai fait un casting, on m’a appelé en me disant qu’un rôle qui correspondait parfaitement à ma personnalité. Elle l’a vraiment formulé comme ça. Moi, je pensais que c’était quelqu’un de gentil. Et puis là, elle me dit : C’est un tueur de femmes. (rires) J’adore ce rôle, j’aime son côté sadique, j’aime son côté machiavélique, très intelligent, touchant. Si j’avais joué un autre personnage, je n’aurais pas joué avec Stéphane Hénon (Boher). C’est vraiment la belle rencontre de ces derniers un an et demi. C’est un bonheur de jouer avec lui.

« On tourne un épisode par jour »

Nans Dissoubray

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Gala.fr : Est-ce que dans une carrière, ce n’est pas un avantage de jouer un personnage aussi méchant ? Il faut bien la jouer pour qu’on y croie.
Nans Dissoubray : Je pense que pour jouer un bon méchant, il ne faut pas être cliché. Un serial killer n’est pas forcément quelqu’un où c’est marqué sur son visage. Peut-être qu’avant, on y croyait, maintenant, on n’y croit plus. Il faut que ça soit sobre. J’ai essayé d’être le plus sobre possible en jouant Darius. J’espère que j’ai réussi. Après, est-ce que c’est un bon point ? J’espère.

Gala.fr : Et quid du rythme de tournage intense ?
Nans Dissoubray : C’est un épisode par jour. On n’a pas le temps de créer un personnage, du coup, il faut être bon tout de suite.

Gala.fr : Et vous faites des sessions visionnages avec vos proches, des épisodes de Plus Belle la Vie ?
Nans Dissoubray : Non, alors, tout le monde me regarde séparément, j’ai le droit à des petits retours. Forcément, ma plus grande fan, c’est ma mère. Son point de vue ne compte pas beaucoup, enfin, il compte beaucoup, mais bon, il n’est pas objectif. Du coup, je lui dis à chaque fois… merci. Moi, je visionne de mon côté tout seul, c’est un peu une torture pour moi parce que je regarde tout ce qui ne va pas. Et ensuite je regarde après une deuxième fois pour dire : Bah en fait si… Donc moi, je me force à revoir les épisodes pour essayer de m’améliorer, mais je préfère le faire tout seul pour m’autoflageller tout seul.

Gala.fr : Et quel rôle vous rêveriez d’avoir, que ce soit à la télévision ou au cinéma ?
Nans Dissoubray : Un rôle de méchant, de collaborateur pendant la Seconde Guerre mondiale, d’escroc. Je trouve qu’il y a plus de possibilités de jouer ces personnages-là.

Plus belle la vie, encore plus belle est à retrouver du lundi au vendredi à 14h sur TF1.