Joanna Lagrave (The Voice) réagit aux critiques qu’elle a subies à la Star Academy : “On disait que j’étais agressive”

INTERVIEW. Parmi les talents présents dans l’épisode 5 de The Voice 2026, diffusé ce samedi 28 mars, les téléspectateurs ont pu reconnaître Joanna Lagrave, ancienne demi-finaliste de la saison 8 de la Star Academy. Pour Télé-Loisirs, la chanteuse de 38 ans est revenue sur les coulisses de son aventure dans le télé-crochet qui a révélé Jenifer, Nolwenn ou encore Pierre Garnier.

Un retour inattendu sous le feu des projecteurs. À 38 ans, Joanna Lagrave fait partie des talents de The Voice 2026 qui ont tenté leur chance lors des auditions à l’aveugle, diffusées ce samedi 28 mars sur TF1. Mais son visage ne vous est sûrement pas inconnu. Et pour cause. Ce n’est pas la première fois que la chanteuse participer à un télé-crochet.

En 2008, Joanna avait intégré la saison 8 de la Star Academy. La jeune femme, tout juste âgée d’une vingtaine d’années à l’époque, s’était même hissée jusqu’en demi-finale, avant de s’incliner face à Mickels Réa, le grand vainqueur de cette édition. 18 ans plus tard, la candidate a accepté de partager ses souvenirs au château de Dammarie-les-Lys pour Télé-Loisirs.

“Leurs primes sont plus chargés” : l’avis de Joanna Lagrave (The Voice 2026) sur le retour de la Star Academy, 18 ans après sa participation
Télé-Loisirs : Le public vous a découverte dans la Star Academy en 2008. Quel souvenir gardez-vous de cette aventure ?
Ça a été une expérience humaine incroyable. Apprendre à chanter sur un plateau en direct à la télé et partager la scène avec de gros artistes internationaux et français… Ce n’est pas donné à tout le monde. J’ai beaucoup de tendresse et de nostalgie pour cette période.

Vous étiez arrivée jusqu’en demi-finale face à Mickels, le vainqueur de l’édition 2008. Aviez-vous ressenti de la frustration à l’époque ?
Non. Trois mois d’aventure coupée du monde, c’était long et fatigant. J’étais surtout heureuse pour Mickels car au-delà de la compétition, il est devenu un vrai ami et nous sommes toujours proches aujourd’hui. Et puis, j’étais déjà très fière de mon parcours.

Que pensez-vous de cette nouvelle génération d’élèves depuis le retour de la Star Academy en 2022 ?
Je trouve ça génial. Les élèves sont davantage mis en avant lors des directs comme il y a moins de grandes stars invitées sur le plateau. Leurs primes sont plus chargés car ils doivent jouer la comédie en plus de chanter lors des tableaux. J’aurais adoré avoir la carte blanche à mon époque.

Chaque année, je suis aussi toujours surprise par le premier prime parce que les candidats sont déjà très à l’aise alors que nous étions tétanisés quand nous étions à leur place. C’est un vrai plus pour eux.

“Ses fans m’ont mis la pression” : Joanna Lagrave (Star Academy 8) raconte les coulisses de son “incroyable” duo avec Johnny Hallyday
Quel est votre meilleur souvenir de duo ?
J’ai pu chanter avec Katy Perry, Seal et les Pussycat Dolls, mais je retiendrais celui avec Johnny Hallyday. C’était incroyable ! Il m’avait accueilli comme un grand-père avec sa petite-fille car je n’avais que 20 ans et lui 65. Johnny a su me mettre en confiance. Il me considérait comme une artiste émergente et non comme une élève. Ça m’a fait du bien.

On avait enregistré notre duo la veille du direct et le public était rempli de fans de Johnny. Avant la prestation, ils m’ont mis la pression car ils me regardaient tous avec un air sérieux. Je sentais que je devais assurer. [Elle rit.] À la fin, le public s’est précipité pour me serrer la main comme s’ils me validaient. J’avais doublement gagné ce soir-là.

Avez-vous toujours été à l’aise avec l’image que l’on montrait de vous à la Star Academy ?
Je ne m’en rendais pas compte. Je suivais le mouvement car je voulais absolument faire de la musique. On remettait en permanence ma féminité en cause parce que je ne l’étais pas assez selon la production. Je ne rentrais pas dans les codes de l’époque.

Je devais être plus lisse, moins brute ou déterminée. Il fallait être fragile, mais ce n’était pas mon énergie. Comme je défendais mes idées avec conviction, on disait que j’étais agressive ou en colère, mais c’était faux.

Quel genre de remarque vous faisait-on ?
Une fois, j’ai accueilli un artiste — dont je tairai le nom — au château avec beaucoup joie. Il m’a répondu “Ah, c’est toi le camionneur ?”. J’ai trouvé ça violent pour une jeune fille. J’ai gardé le sourire car j’avais pris le pli. Tout est remonté des années plus tard, en devenant maman.

Ensuite, j’ai également essuyé des réflexions sur mon métissage de la part du public et de certains téléspectateurs, comme a pu le vivre Ebony l’an passé. J’ai fini par laisser tout ça derrière moi. Le plus important est d’avancer. Heureusement, de nos jours avec les réseaux sociaux, ce genre de comportement ne passe plus.

Joanna (Star Academy 8) sur le plateau de “The Voice 2026” sur TF1.
Joanna (Star Academy 8) sur le plateau de “The Voice 2026” sur TF1. ©TF1/ITV
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Germain Sastre

Mon point commun avec Sophie Ferjani, architecte d’intérieur et animatrice, ou encore avec Julian Bugier, le visage du 13h de France 2 ? Nous partageons la même terre d’origine : Blois. C’est dans ce fief parmi les fiefs que se sont écrit des pans entiers de l’Histoire et où ont défilé Louis XII, François Ier, Catherine de Médicis… Rien détonnant, finalement, à ce que je collabore quelques années plus tard avec Stéphane Bern, expert des têtes couronnées. Un destin tout tracé ? À la maison, ma famille a toujours vibré au rythme du tube cathodique. “Coucou, c’est nous !”, “Qui est qui ?”, “Union Libre”, “Tout le monde en parle”, la “Star Academy”… Toutes ces émissions cultes font partie de mon Panthéon de la télévision et ont façonné mon goût pour ce milieu. N’oublions pas “La Trilogie du samedi” sur M6 avec notamment la série “Buffy contre les vampires”, que je regarde encore religieusement une fois pas an (Testez-moi, je suis incollable !). Après le Bac, Lyon m’a accueilli pour quatre années d’école de commerce, puis direction Paris afin de devenir journaliste. C’est à cette période, entre deux exercices de reportage, qu’un professeur m’a lancé (en plaisantant, j’espère) que j’avais “un physique de radio”. Une blague qui m’a porté chance puisque j’y ai passé treize ans. NRJ, Europe 1, mais surtout RTL. C’est au sein de la station rouge que j’ai joué les couteaux suisses, passant des flashs et journaux de nuit aux enquêtes pour Julien Courbet dans “Ça peut vous arriver”, jusqu’au poste de chroniqueur dans “On refait la télé”, aux côtés d’Éric Dussart et Jade. Cette dernière aventure m’a ouvert les portes de la rédaction de Télé-Loisirs en 2022 où je suis désormais journaliste médias. Depuis, je rode dans les coulisses du PAF pour décrypter la mécanique de vos émissions préférées à l’instar de “C à Vous”, “Un dimanche à la campagne”, “Rendez-vous en terre inconnue” ou encore “Les Traîtres”. Expert en télé-crochets, “The Voice” n’a plus de secrets pour moi. Seize ans après mes débuts, je jubile toujours autant à l’idée de découvrir les ficelles de cet univers avec lequel j’ai grandi. Parce qu’au fond, tout est parti de là. Quoi qu’on en dise, je suis et je resterai un enfant de la télé.

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