EXCLU. “Des personnages froids, des nerveux, des enfoirés”, Franck Adrien (Un si grand soleil) se confie sur ses rôles

L’acteur Franck Adrien, qui joue Vincent Bernier dans Un si grand soleil, s’est confié en exclusivité à Télé Star.
Il est revenu sur ses différentes rôles mais aussi ce qui lui plaît dans le feuilleton.
Le comédien est en effet habitué aux rôles de personnages froids à la télévision…
Ce résumé généré par IA a été validé par les journalistes de la rédaction.
Télé Star : Depuis la mort de Lucie (Julia Gallaux), Catherine Laumière (Smadi Wolfman) et Bernier semblent craindre que leurs noms soient mêlés à l’enquête. En quoi sont-ils liés à la victime?

Franck Adrien : Bernier a placé un micro dans le bureau de la psy pour espionner les séances de Roxane Vannier à qui Catherine Laumière souhaite acheter un immeuble. Comme Roxane refuse de vendre, Bernier espère trouver, dans les enregistrements, un moyen de pression pour qu’elle accepte de signer le compromis immobilier.

Finalement, les flics remontent jusqu’à Bernier. Quelle est la posture de l’ancien procureur quand il doit affronter le regard des policiers avec lesquels il a collaboré?

J’ai conservé une certaine arrogance dans l’interprétation, j’y ai ajouté du mépris et un peu de fragilité aussi. Bernier en veut beaucoup à ces flics et à Becker (Yvon Back) parce qu’il estime qu’il les a toujours défendus du temps où il était procureur tandis qu’eux ne lui ont pas renvoyé l’ascenseur quand il a merdé.

Que pensez-vous de la manière dont ce personnage a évolué ces dernières années?

J’adore parce que je ne l’ai pas vu venir. C’est un type qui a consacré sa vie à la justice jusqu’à ce qu’il finisse en prison. Aujourd’hui, il y a beaucoup d’amertume chez lui. Ces failles sont hyper intéressantes à jouer. En trois ans, Bernier a dû sourire une fois. Maintenant, je peux lui amener plus de nuances et même de l’humour. L’espace de jeu est plus large.

Comment expliquez-vous que l’on vous confie souvent des personnages très autoritaires?

90% de mes rôles en télévision sont des personnages pas sympas, froids, des nerveux, des enfoirés, des arrivistes… Je crois que c’est mon visage qui dégage cela. J’ai très peu joué les amoureux, les pères de famille…

Est-ce un regret?

Non parce qu’au théâtre, je joue des personnages plus empreints de gentillesse, de tendresse et d’élégance.

Quel est votre propre rapport à l’autorité?

Je suis très contradictoire. D’un côté, j’ai un grand respect de la politesse, de la loi, du savoir-vivre… J’ai une certaine droiture. Mais d’un autre côté, lorsque je vois certaines manipulations politiques, je me sens l’âme d’un révolutionnaire. Ma seule arme c’est mon droit de vote. Je m’exprime dans les urnes.

Bernier a aussi un rapport complexe avec les femmes, notamment avec Catherine Laumière…

Ah vous avez vu : elle n’est pas gentille avec lui ! (Rires) Ça nous amuse Smadi Wolfman et moi de jouer ce ping pong. Comme elle est sa cliente, il ronge son frein et lui facture grassement ses prestations. Il encaisse dans tous les sens du terme !

Votre filmographie est riche d’une centaine de fictions. Que vous apporte Un si grand soleil ?

Du plaisir ! La force de ce feuilleton c’est l’écriture bien sûr et les acteurs qui sont là pour travailler consciencieusement. Hier, j’ai tourné avec Chrystelle Labaude. A peine avions-nous terminé la scène qu’elle a demandé comment elle pouvait améliorer ce qu’elle venait de faire. Chacun est là pour donner le meilleur dans un temps court tout en étant attentif aux autres. Et ça, c’est merveilleux.

Entretien : Sandra Karas