“J’ai été enlevée à ma famille…” : Ségolène Royal évoque le drame qui a marqué son enfance
Lors d’une interview accordée à Gala, mercredi 7 janvier 2025, Ségolène Royal s’est confiée sur ses blessures de jeunesse. La femme politique a ainsi pu révéler qu’elle avait été séparée de sa famille pendant l’enfance.
e 29 octobre 2025, Ségolène Royal a publié un nouveau livre, baptisé Mais qui va garder les enfants ?, en référence à la remarque sexiste qui avait été attribuée à Laurent Fabius, peu avant l’élection présidentielle de 2007. Pour en faire la promotion, la femme politique s’est longuement confiée dans les colonnes de Gala, ce mercredi 7 janvier 2026. L’occasion pour elle de revenir sur l’écriture de son livre, mais également d’évoquer des sujets très personnels, à commencer par ses blessures de jeunesse. Interrogée par nos confrères, l’ex-compagne de François Hollande a ainsi révélé qu’un événement l’avait particulièrement marquée pendant sa jeunesse : la séparation d’avec sa famille.
“[J’ai] été enlevée à ma famille en classe de 6ème, pour être confiée à mes grands-parents qui voulaient avoir la joie d’un enfant sous leur toit, sous prétexte que l’on était huit et que l’on pouvait bien leur en prêter un !”, a indiqué la femme politique de 72 ans, précisant qu’elle avait très mal vécu le fait d’être séparée de sa famille après chaque retrouvailles. “Je me souviens de ma mère, s’effondrant en pleurs lors de mon départ puis à chaque départ du dimanche soir. À cette époque, personne ne contestait les ordres, même les plus absurdes”, a-t-elle poursuivi, encore touchée par son histoire.
Ségolène Royal revient sur les agressions sexuelles auxquelles elle a échappé : “J’ai eu la force d’échapper à plusieurs tentatives”
Lors de son échange avec Gala, Ségolène Royal est également revenue sur un sujet tout aussi difficile. L’ancienne candidate à l’élection présidentielle a en effet assuré qu’elle avait été confrontée très jeune à des prédateurs sexuels. “J’ai eu la force d’échapper à plusieurs tentatives : les attouchements d’un médecin scolaire, en 6e, ou encore d’un prof qui demandait à l’étudiante que j’étais un service sexuel contre un emploi”, s’est-elle souvenue, avant de conclure : “Lors d’un voyage en train de nuit, j’ai aussi eu le réflexe de fuir une tentative d’agression. Je veux transmettre cette force, car la peur doit changer de camp.” Des expériences traumatisantes, qui ont poussé l’ancienne ministre de l’Éducation à militer contre les violences sexuelles.