“La maison pour moi, c’est là” : Guillaume Cizeron a un pied à terre à plus de 5000 km de la France, sur un tout autre continent

Guillaume Cizeron a marqué l’histoire du patinage artistique français et continue d’éblouir les amateurs du monde entier. Mais si ses exploits le font briller sous le drapeau tricolore, son quotidien, lui, se déroule loin de l’Hexagone, dans un endroit qu’il considère désormais comme un véritable chez-soi.

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Le 12 février 2026 restera gravé dans la mémoire des fans français de patinage artistique. Guillaume Cizeron, quatre ans après avoir remporté l’or aux Jeux Olympiques de Pékin 2022 avec Gabriella Papadakis, a de nouveau décroché l’or olympique en danse sur glace, cette fois aux côtés de Laurence Fournier Beaudry, lors des Jeux Olympiques d’hiver de Milan-Cortina. Leur programme libre, salué pour sa technicité et son intensité artistique, leur a permis de devancer les Américains Madison Chock et Evan Bates et les Canadiens Piper Gilles et Paul Poirier.

Ce nouveau sacre n’avait rien d’évident. Après la fin de son duo historique avec Gabriella Papadakis et une pause visiblement nécessaire, Guillaume Cizeron devait reconstruire une complicité artistique avec une nouvelle partenaire, tout en retrouvant ses marques sur la glace au plus haut niveau. Ce pari, qu’il a relevé avec brio, s’est finalement soldé par une victoire olympique éclatante.

Montréal : le foyer de Guillaume Cizeron loin de la France

Si Guillaume Cizeron représente la France sur tous les podiums, c’est à Montréal, au Canada, qu’il a choisi de poser ses valises depuis 2014. C’est là qu’il s’est installé pour intégrer l’Ice Academy of Montreal, un centre d’excellence en danse sur glace dirigé par Romain Haguenauer, Marie-France Dubreuil et Patrice Lauzon. En effet, Montréal lui a offert un environnement idéal pour progresser, entouré de patineurs internationaux et d’entraîneurs de renom, et lui a permis de vivre sa passion dans les meilleures conditions possibles.

Néanmoins, cette ville n’est pas seulement un lieu d’entraînement. Guillaume Cizeron s’y sent chez lui : “J’ai ma mère, ma vie, mon chien [Simba], et ma voiture ici. Donc la maison pour moi, c’est là“, confiait-il lors d’un entretien accordé à France Info. Même si son calendrier le conduit souvent à voyager pendant plusieurs semaines, Montréal reste son point d’ancrage, celui qui lui permet de retrouver une stabilité et un quotidien qu’il n’aurait pas pu trouver ailleurs.