Qui veut être mon associé : “Vous devriez arrêter”, Anthony Bourbon ne mâche pas ses mots face à deux candidats
Boisson sans caféine, santé hormonale des femmes, gestion de l’eau des hôtels… Jeudi 12 février était diffusé un nouvel épisode de Qui veut être mon associé ? sur M6. Jean-Michel Karam, Kelly Massol, Éric Larchevêque, Alice Lhabouz et Anthony Bourbon ont reçu huit nouveau entrepreneurs avec des projets variés. Mais l’un d’eux n’a pas réussi à convaincre les experts. Grégory Gicquel et Olivier Potaufeux, deux amis d’enfance, sont venus présenter leur soupe sans eau. Supe, c’est un concentré de légumes bio à diluer soi-même fabriqué en France. “Les Français adorent la soupe, à tel point qu’ils en consomment 311 millions de litres par an”, détaille en premier Olivier.
À lire aussi :
Il précise alors qu’une soupe sur deux consommée est achetée toute prête, et qu’elle contient 40 à 50% d’eau. Leur objectif aujourd’hui avec leur marque Supe, c’est de trouver de nouveaux investisseurs à hauteur de 100 000 euros pour 8% de parts dans la société. Et peut-être, avec cet argent, créer leur gaspacho sans eau. “Si vous voulez changer les rayons de la soupe, et si vous voulez sauver la planète avec un bol de Supe, rejoignez-nous”, déclare le candidat, confiant. Mais les experts sont dubitatifs face à la présentation du duo. Alice Lhabouz se lève pour tester la soupe, mais ne semble pas davantage convaincue par le produit.
“J’ai un grand respect pour tout ça”
“Pour le consommateur, je ne sais pas si la promesse versus une brique de soupe classique est très claire, commence Anthony Bourbon. Le problème de ce produit, c’est que c’est nouveau. Il faut le démocratiser vous l’avez dit. Le consommateur ne sait pas ce que c’est.” Surtout que d’après le jury, les pots de Supe ressemblent plus à une sauce tomate. Et quand Grégory Gicquel et Olivier Potaufeux avouent qu’ils ne sont aujourd’hui qu’à 10 000 euros de chiffre d’affaires et 50% de marge brute, le couperet tombe. Pour les investisseurs, le projet n’est pas viable. “Le problème de la food, c’est que c’est horrible. Tu vas te faire tordre, défoncer, broyer par la grande distribution”, ajoute Anthony Bourbon.
“J’avoue que je n’y crois pas énormément”, regrette Alice Lhabouz, avant d’expliquer qu’elle ne fera pas de proposition, à l’instar de ses collègues. “Je ne veux pas vous démotiver, parce que je sais ce que ça demande de lancer un projet, de travailler, l’énergie que vous avez dû déployer dessus, j’ai un grand respect pour tout ça, détaille Anthony Bourbon. Mais je pense que vous devriez arrêter. Parce que vous allez vous mettre dans une galère terrible et je pense que l’énergie et le talent que vous avez accumulé ces dernières années vous pourriez le mettre à profit pour gagner plus d’argent.” Avec aucune proposition d’investissement, les deux amis quittent la pièce, déçus mais motivés à s’améliorer.