Un si grand soleil Spoiler 2er décembre 2025 Épisode 1805 || Spoiler USGS 2er décembre 2025.

**Spoiler de l’épisode 1805 “Un si grand soleil” – 2 décembre 2025**

L’épisode 1805 de **Un si grand soleil**, diffusé le 2 décembre 2025, s’ouvre dans une atmosphère lourde et presque électrique à l’hôpital de Montpellier. Les couloirs semblent plus silencieux que d’habitude, comme si chacun pressentait qu’un drame se prépare. Au cœur de ce silence, Laurine se tient là, calme en apparence, mais derrière cette façade glacée, une tempête de vengeance gronde.

Depuis sa mise à l’écart, Laurine a ruminé chaque humiliation, chaque reproche de Janette, sa supérieure. À première vue, elle semble s’être apaisée, acceptant la hiérarchie et reprenant son poste avec professionnalisme. Mais ceux qui pensent la connaître ignorent que cette acalmie n’est qu’une mise en scène. Sous la surface, Laurine prépare méthodiquement sa revanche.

Ouvrant par un geste subtil, Laurine invite Jérémie, un collègue avec qui les relations étaient tendues, à prendre un verre. Sa voix est douce, presque contrite : “J’ai peut-être été dure, je le regrette,” dit-elle avec un sourire désarmant. Jérémie, bien que surpris, se sent touché, sans se douter qu’il vient de tomber dans un piège habilement tendu.

David, un médecin observateur, ne se laisse pas berner. Il remarque le changement trop soudain de Laurine. Lorsqu’il en parle à Jérémie, il ne mâche pas ses mots : “Méfie-toi. Laurine, c’est le diable en blouse blanche.” David sent confusément qu’un engrenage vient de se mettre en marche, mais il ne peut imaginer à quel point son intuition est juste.

Dans son bureau, Laurine contemple son reflet dans la vitre. Son regard est fixe, presque absent. Elle se parle à elle-même, à voix basse : “Ils croient m’avoir affaiblie. Ils vont comprendre.” Ce n’est plus la jeune médecin fragile d’autrefois. Elle a transformé sa douleur en armes.

Pendant ce temps, à Montpellier, Lucas et Dimitri poursuivent leur plan d’infiltration numérique. Grâce à une caméra cachée, ils parviennent à obtenir le mot de passe de l’ordinateur de Bertier. Leur mission semble avancer, mais le danger plane à chaque instant.

Laurine rentre chez elle tard, épuisée en apparence, mais son esprit bouillonne. Elle se repasse mentalement chaque geste, chaque mot échangé avec Jérémie. Elle savoure le fait d’avoir semé la première graine du doute. Son plan repose sur une mécanique implacable : se faire passer pour une victime repentante, regagner la confiance de ceux qu’elle compte détruire et frapper au moment le plus inattendu.

Le téléspectateur perçoit alors Laurine non seulement comme une manipulatrice, mais aussi comme une femme consumée par le ressentiment. Sa vengeance contre Janette n’est pas motivée par l’ambition, mais par une blessure d’ego bafouée. Janette, en cherchant à la recadrer, a touché une corde sensible, celle de l’orgueil.

Cette dualité dans les actions de Laurine donne toute sa force à l’épisode. Pendant que David tente en vain de convaincre Jérémie de rester prudent, la caméra s’attarde sur Laurine, observant de loin ses collègues rire ensemble. Leur joie lui renvoie en miroir la solitude qu’elle s’est elle-même infligée.

C’est à ce moment-là qu’elle prend une décision définitive. Si elle ne peut être aimée ou respectée, elle sera crainte. La séquence se clôt sur un détail glaçant : en rangeant ses affaires, Laurine tombe sur un dossier portant le nom de Janette. Elle le feuillette lentement, s’arrête sur une note manuscrite et esquisse un sourire imperceptible.

On comprend alors que son plan dépasse de loin ce que le spectateur pouvait imaginer. Ce n’est plus une simple rivalité professionnelle, mais une guerre froide, silencieuse, et Laurine vient d’en lancer la première offensive. Ainsi s’achève ce premier acte d’un épisode qui annonce un tournant majeur dans **Un si grand soleil**.

La vengeance est en marche et Laurine, diaboliquement calme, avance ses pions sur l’échiquier de la manipulation avec une précision chirurgicale. Le lendemain matin, le soleil brille sur Montpellier, mais dans les couloirs de l’hôpital, la tension ne s’estompe pas. Laurine, impeccable dans sa blouse blanche, affiche un visage serein.

Pourtant, chaque geste, chaque mot trahit une détermination glacée. Elle avance comme une actrice sur une scène qu’elle maîtrise. Son plan désormais est en marche et il est sur le point de franchir une nouvelle étape. Le premier maillon de sa stratégie, c’est Jérémie. Il représente à la fois sa cible et son outil. Après leur verre partagé la veille, il s’est radouci, convaincu d’avoir retrouvé une collègue apaisée.

Laurine s’assure d’entretenir cette illusion. Dans les salles de soins, elle multiplie les attentions, se montre serviable, presque dévouée. Elle veut que tout le monde voit en elle une femme changée, mais derrière ses sourires se cache la préparation méticuleuse d’un sabotage.

Ce jour-là, Jérémie s’occupe d’un nouveau patient, Cédric, un jeune homme victime d’une arythmie cardiaque survenue en plein match de football. “Le foot, c’est ma vie,” confie-t-il en larmes. La scène empreinte d’humanité montre un Jérémie bienveillant, attentif, profondément humain. Il ne se doute pas qu’à quelques mètres de là, Laurine manipule les documents administratifs avec une précision chirurgicale. Sur son bureau, un bon de sortie attend une signature.

Elle observe le papier, hésite une seconde puis déchire discrètement la page en veillant à ne laisser aucune trace visible. Le geste est silencieux mais lourd de conséquences. Quelques heures plus tard, Clémence, une infirmière, remarque l’absence de l’autorisation de sortie du patient. Elle se rend immédiatement au bureau de Jérémie. “Docteur, le bon de sortie de Cédric n’est pas signé.” Jérémie fronce les sourcils. Il est persuadé d’avoir rempli le dossier. Il vérifie, feuillette les papiers, le doute s’installe et c’est alors que Laurine entre en scène. Sans laisser à personne le temps de réfléchir, elle s’avance. “C’est ma faute, c’est moi qui ai oublié de le faire signer. J’assume.”

Le ton est calme, presque noble. Elle s’accuse avec une assurance désarmante. Les collègues la regardent, surpris par tant d’honnêteté. Jérémie, confus, tente de la contredire mais elle insiste. “Vous n’y êtes pour rien. Je ne voulais pas vous mêler à ça.” En quelques secondes, elle inverse la situation.

Le fautif devient protégé. La coupable devient héroïne. Ce geste en apparence altruiste fait mouche. “C’est bien Laurine, vous assumez vos erreurs. C’est une preuve de maturité,” lui dit-elle d’un ton neutre. Laurine baisse les yeux, humble mais à l’intérieur, elle savoure sa victoire. Ce que Janette ignore, c’est que ce faux aveu n’est qu’un pion sur l’échiquier d’un plan bien plus vaste.

Dans l’ombre, David observe, rien ne lui échappe. Lorsqu’il croise Laurine dans le couloir, il l’interpelle avec un regard perçant. “Et tu t’améliores, avant, tu aurais trouvé quelqu’un à accuser.” Elle sourit, un sourire de glace. “Les gens changent, David. Certains finissent même par pardonner et d’autres par se venger,” murmure-t-il en s’éloignant.

Cette joute verbale, aussi brève que tendue, résume parfaitement la dynamique entre eux. David sait, Laurine sait qu’il sait, mais rien ne peut être prouvé. La guerre psychologique est lancée. Pendant ce temps, la vie hors de l’hôpital continue. Chez Elpom Cosmétique, Lucas et Dimitri, toujours en mission secrète, parviennent à franchir une nouvelle étape.

Grâce à la caméra installée dans le bureau de Bertier, ils récupèrent son mot de passe. Il leur reste à passer la commande fatidique. Mais Lucas, seul dans les locaux tard le soir, est pris de panique lorsqu’il entend un bruit dans le couloir. Son cœur bat à tout rompre. Le gardien apparaît. Lucas improvise. “J’ai perdu mes clés. Elles devaient être près de la machine à café.” L’homme le regarde méfiant, puis finit par hausser les épaules. Lucas pousse un soupir tremblant. Il vient, sans le savoir, de frôler la catastrophe.

Ces intrigues parallèles se répondent subtilement. Laurine et Lucas évoluent dans deux univers différents. L’un médical, l’autre industriel, mais leur démarche est la même : mentir pour atteindre un objectif. Les scénaristes tissent ainsi une toile d’une redoutable cohérence où la duplicité devient une arme et la vérité un risque.

Lorsque la journée s’achève, Laurine s’installe face à Boris, un collègue qu’elle apprécie. Il joue aux échecs. Elle avance ses pièces lentement, le regard fixe, concentrée. Boris sourit. “Tu joues comme si ta vie en dépendait.” “Elle en dépend peut-être,” répond-elle froidement avant de faire échec et mat. La métaphore est limpide sur le plateau, comme dans la vie. Laurine joue pour gagner coûte que coûte. Sa victoire n’est pas anodine.

Elle annonce la suite. Le piège est prêt à se refermer sur Janette. Et dans le silence du soir, alors que l’hôpital s’endort, une phrase résonne dans l’esprit du spectateur. Laurine n’a pas dit son dernier mot. La nuit tombe sur Montpellier. L’hôpital, désormais presque vide, s’apaise lentement.

Les néons se reflètent sur les vitres des couloirs. Les pas des derniers internes raisonnent dans le silence. Mais dans une salle isolée, deux silhouettes sont encore là. Laurine et Boris, entre eux, un échiquier, un simple jeu en apparence. Pourtant, chaque coup joué porte une signification symbolique, une tension sous-jacente. Laurine déplace les pièces avec la précision d’un stratège.

Chaque pion sacrifié correspond à une concession faite dans la réalité. Chaque reine, chaque cavalier représente une manœuvre dans son plan de vengeance. Boris, lui, observe cette concentration glaciale avec une curiosité mêlée d’inquiétude. Il la connaît assez pour sentir que derrière cette façade de calme se cache quelque chose de plus sombre.

“Tu joues comme si tu préparais un assassinat,” lance-t-il avec un sourire. “Non,” répond Laurine sans lever les yeux. “Je prépare une justice.” Cette phrase murmurée avec une froideur troublante résonne comme une confession voilée. Boris esquisse un rire nerveux mais au fond de lui, il comprend que Laurine ne plaisante pas.

Il tente de la ramener à la raison, de lui rappeler qu’elle a déjà payé pour ses erreurs passées. Mais elle ne l’écoute plus. Son esprit est ailleurs, concentré sur un seul objectif : faire tomber Janette lentement sans jamais se salir les mains. Elle avance son fou sur l’échiquier. “Regarde Boris, c’est comme dans la vie. Si tu veux battre ton adversaire, tu dois penser trois coups à l’avance.”

“Et si l’adversaire n’a rien fait pour mériter ça ?” “Tout le monde mérite ce qu’il provoque,” tranche-t-elle. Dans ces mots, on perçoit la profondeur de sa rancune. Laurine n’agit pas par impulsion. Elle agit par logique, presque par nécessité morale.

À ses yeux, Janette l’a humiliée, trahie, déstabilisée devant ses pairs. Son plan n’est pas une explosion de colère, mais une œuvre de reconstruction personnelle à travers la destruction d’une autre. Pendant ce temps, le reste de l’hôpital reprend un rythme paisible. Jérémie, encore troublé par l’incident du bon de sortie, repense au comportement de Laurine.

Il ne comprend pas ce qu’elle cherche, pourquoi s’être dénoncée à sa place. Était-ce un signe de réconciliation ou un moyen de manipulation ? Il se confie à David qui lui répond d’un ton grave : “Elle est brillante, mais elle ne fait jamais rien sans raison. Si elle t’aide aujourd’hui, c’est qu’elle veut que tu lui doives quelque chose demain.”

Ces paroles raisonnent dans la tête de Jérémie comme une alarme discrète. Il se promet de rester sur ses gardes mais Laurine, subtile, saura le désarmer à nouveau. Plus tard, elle rentre chez elle. Sur la table, un carnet noir l’attend. Elle y note des observations méthodiques, presque cliniques. Jérémie, confiance gagnée. Janette. Phase suivante, David a surveillé. Ce carnet, tenu comme un dossier médical, est le symbole de sa transformation. Elle n’agit plus comme une collègue blessée, mais comme une stratège en opération.

Le lendemain, dans la salle de repos, Janette croise Laurine par hasard. La chef de service engage la conversation avec un ton bienveillant. “J’ai entendu parler de l’incident d’hier. Je voulais te dire que j’apprécie ta sincérité. C’est une bonne chose de reconnaître ses torts.” Laurine baisse légèrement la tête, feignant la modestie. “Merci, docteur Lewis, j’essaie d’apprendre de mes erreurs.”

Mais au moment où Janette s’éloigne, la caméra s’attarde sur le visage de Laurine. Un sourire fugace, à peine perceptible, se dessine. Ce n’est pas un sourire de gratitude, c’est celui d’une femme qui vient d’obtenir un avantage décisif. Le soir, de retour chez elle, Laurine repense à cette scène avec satisfaction. Elle rejoue intérieurement la conversation comme un musicien répète une partition. Chaque mot, chaque intonation a été calculée. Elle a réussi à se faire passer pour une professionnelle repentie, humble et raisonnable. Désormais, Janette baisse sa garde et c’est exactement ce que Laurine voulait.

Chez Elpom Cosmétique, Lucas et Dimitri célèbrent leur petite victoire. La commande passée dans le système de Bertier est validée, mais la joie est de courte durée. Lucas, encore hanté par sa rencontre avec le gardien, ne peut s’empêcher de ressentir une forme de culpabilité. “On ment, on triche, on manipule. Ça finit toujours par se retourner contre nous,” murmure-t-il. Sans le savoir, ces paroles font écho à celles de Laurine qui suit le même chemin moralement glissant.

À la fin de la journée, Laurine retrouve Boris pour une nouvelle partie d’échecs. Elle gagne encore. Boris, résigné, la regarde avec un mélange de respect et d’effroi. “Et tu ne perds jamais.” “Parce que je ne joue pas pour m’amuser,” répond-elle calmement. “Je joue pour survivre.” Et dans ce silence tendu, le spectateur comprend.

Laurine ne joue pas seulement contre Janette, elle joue contre le monde entier. Elle n’a plus rien à perdre et c’est précisément ce qui la rend dangereuse. La caméra s’éloigne, laissant Laurine seule, fixant l’échiquier. Les pièces sont rangées mais dans sa tête, la partie continue. La reine n’a pas encore frappé mais le roi est déjà en échec.

Les jours passent et à l’hôpital de Montpellier, la tension devient presque palpable. Ce lieu habituellement synonyme de soin et de calme se transforme peu à peu en un champ de bataille silencieux où chaque regard, chaque mot échangé dissimule une stratégie. Laurine, toujours irréprochable en apparence, continue de jouer son rôle à la perfection.

Elle sourit, elle rassure, elle se montre disponible. Mais derrière cette façade, elle avance son plan comme un général sur le front, un pas après l’autre, sans jamais se précipiter. Janette ne se doute de rien. Persuadée d’avoir apaisé les tensions avec Laurine, elle s’efforce d’entretenir un climat bienveillant dans le service.

Lorsqu’elle croise sa collègue dans les couloirs, elle l’interpelle d’un ton amical. “Laurine, comment allez-vous aujourd’hui ?” “Très bien, merci docteur Lewis. Et vous ?” L’échange semble banal, presque rassurant, mais dès que Janette tourne les talons, le regard de Laurine se fige, glacial. Son sourire s’efface.

La bienveillance de Janette l’irrite plus que la confrontation. Aux yeux de Laurine, ce ton protecteur est une forme d’humiliation. C’est alors qu’elle décide de passer à la vitesse supérieure. Le bon de sortie falsifié n’était qu’une répétition générale. À présent, elle s’attaque à des dossiers plus sensibles.

Subtilement, elle modifie certaines annotations dans les comptes rendus, sème la confusion dans les signatures, intervertit des pages. Rien de visible à première vue, mais suffisamment pour créer des incohérences qui, à terme, pourraient compromettre la réputation de Janette. Elle agit avec méthode, presque religieusement. Chaque soir, une fois ses patients partis, elle s’installe devant l’ordinateur, vérifie les accès, efface les traces. À ceux qui la croisent tard dans les couloirs, elle répond simplement qu’elle aime boucler ses dossiers avant de rentrer. Personne ne se méfie. Elle a regagné la confiance de tous.

Jérémie commence à douter. Une intuition étrange le taraude : et si Laurine n’était pas aussi sincère qu’elle le prétend ? L’incident du bon de sortie l’a marqué. Il ne se souvient pas avoir commis cette erreur et pourtant tout le monde semble convaincu du contraire. Une nuit, il rouvre le dossier concerné. En relisant les notes, il remarque un détail troublant. La page du formulaire est d’un papier légèrement différent des autres. Ce n’est qu’un infime indice, mais il suffit à éveiller sa méfiance.

Le lendemain, il en parle discrètement à David. “Il y a quelque chose qui cloche. Je crois qu’on m’a piégé.” David hoche la tête. “Et tu sais ce que je pense de Laurine ? Ce n’est pas une coïncidence. Elle sait comment manipuler les apparences. Si tu veux t’en sortir, sois plus malin qu’elle.” Mais Jérémie, malgré sa lucidité, reste prisonnier de la situation. Laurine a tout prévu. Elle a déjà conquis l’opinion du service. Pour beaucoup, elle est devenue un modèle de professionnalisme retrouvé.

Dans un autre coin de la ville, l’attention monte aussi chez Elpom Cosmétique. Lucas, toujours hanté par sa mission secrète, vit dans la peur d’être découvert. Il rejoue mentalement sa rencontre avec le gardien, la sueur froide qui lui a coulé dans le dos, le mensonge improvisé. Cette double narration habilement construite par les scénaristes reflète la même thématique : la manipulation, le risque, le mensonge comme moyen de survie.

Revenons à l’hôpital. Ce matin-là, Laurine est convoquée dans le bureau de Janette. La chef de service veut lui parler d’un dossier manquant. La tension est légère, presque imperceptible. “Laurine, j’ai remarqué des irrégularités dans les comptes rendus du patient Lefèvre. Rien de grave, mais je voulais vérifier avec vous.” Laurine reste calme, ses mains croisées sur les genoux. “C’est étrange, docteur Lewis. Pourtant, j’ai tout vérifié avant de partir. Peut-être une erreur de transfert.” Son ton est posé, désarmant.

Janette hésite. Le doute s’installe, non pas sur Laurine, mais sur le système informatique. “Vous avez raison, les bugs sont fréquents ces temps-ci. Je vais demander au service technique.” Et voilà. Sans lever la voix, Laurine vient de détourner la suspicion. Encore une victoire invisible.

Mais cette fois, quelque chose change. Le soir, seule dans son appartement, Laurine sent une fissure. Pour la première fois depuis le début de son plan, un doute la traverse. Son reflet dans le miroir lui renvoie une image qu’elle peine à reconnaître. Celle d’une femme consumée par la vengeance, prisonnière de son propre jeu. Elle ferme les yeux, tente de se convaincre que tout cela est juste, nécessaire, mais une voix intérieure lui murmure : “Et si tu allais trop loin ?” Cette scène marque un tournant.

Le spectateur découvre une faille dans l’armure. Derrière le masque froid de la manipulatrice, une femme tourmentée émerge, déchirée entre sa soif de revanche et une conscience qu’elle croyait éteinte. Le lendemain pourtant, tout recommence. Laurine enfile sa blouse, relève la tête et retrouve son sourire de façade. Le masque se remet en place.

La machine repart. Mais désormais, elle n’est plus seulement crainte. Elle commence à être observée. David, qui n’a jamais cessé de douter, décide de surveiller ses faits et gestes. Janette, elle, sent confusément que quelque chose lui échappe et le spectateur, lui, comprend que la tension est à son paroxysme. L’hôpital est devenu un champ de forces invisibles.

La prochaine erreur ou la prochaine révélation pourrait tout faire exploser. Le calme apparent de l’hôpital de Montpellier n’est plus qu’une illusion. Derrière chaque sourire, chaque geste professionnel se cache désormais la peur ou la méfiance. Les couloirs, autrefois animés par les allées et venues des médecins, semblent emplis d’un silence pesant, presque religieux.

Et au centre de cette atmosphère étouffante, deux femmes se font face, Laurine et Janette. Tout commence ce matin-là lorsque Janette reçoit un appel du service administratif. Un dossier crucial, celui du patient Lefèvre, présente des anomalies graves : des ordonnances manquantes, des signatures incohérentes, des dates incompatibles. Cette fois, il ne s’agit plus d’un simple bug informatique. L’erreur est humaine et elle porte la signature de Janette Lewis. Stupéfaite, Janette sent le sol se dérober sous ses pieds. Son instinct lui murmure que quelque chose ne tourne pas rond. Mais qui pourrait vouloir lui nuire ?

Elle convoque Laurine, pensant d’abord trouver en elle un soutien. “Laurine, j’ai besoin de toi,” confie-t-elle d’une voix tendue. “Quelqu’un manipule nos dossiers, j’en suis presque certaine.” Laurine baisse les yeux, feignant la surprise. “Vous pensez à quelqu’un en particulier ?” “Non, mais ces erreurs ne viennent pas de moi. Il faut qu’on enquête.” Un léger sourire glisse sur les lèvres de Laurine, invisible, fugace, mais il en dit long : le plan fonctionne.

Pourtant, rien n’est simple car un témoin inattendu s’invite dans cette partie d’échecs : David. Depuis plusieurs jours, il observe Laurine, ses va-et-vient, ses accès prolongés à l’ordinateur, ses échanges précipités avec Jérémie. Il a même noté une anomalie dans les horaires d’accès au réseau interne. Le soir même, il confronte Jérémie. “Tu veux la vérité ? Laurine te manipule. Elle veut détruire Janette et toi, tu es sa couverture idéale.” Jérémie refuse d’y croire. Ses yeux se troublent. Une lutte intérieure s’engage entre la raison et le cœur. Il veut défendre Laurine, mais les preuves s’accumulent. Les mots de David raisonnent : “Elle sait comment t’avoir. Elle te fait croire qu’elle te protège.”

Quelques jours plus tard, le piège se referme, mais pas dans le sens prévu. Janette décide à comprendre. Elle reste tard à l’hôpital et surprend Laurine en pleine manipulation de fichiers médicaux. Leur regard se croise et pour la première fois, la façade se brise. “Qu’est-ce que vous faites ?” s’écrie Janette. Laurine se fige puis retrouve son calme glacial. “C’est ce que j’aurais dû faire depuis longtemps. Vous m’avez humiliée, Janette. Vous m’avez jugée, méprisée. Aujourd’hui, c’est à votre tour de tomber.”

La vérité explose enfin. Deux femmes, deux visions du pouvoir, deux blessures profondes. L’une se bat pour la justice, l’autre pour une revanche qu’elle croit légitime. La confrontation est d’une intensité rare. Janette, blessée, tente de raisonner sa rivale. “La vengeance ne guérit rien, Laurine. Elle détruit tout, même toi.” Mais la jeune femme, consumée par la rancune, ne veut plus écouter. Ses mains tremblent, ses yeux brillent d’une lueur dangereuse.

C’est alors que Jérémy entre, alerté par David. Il découvre Laurine dans un état second, tenant une clé USB entre ses doigts. “Laurine, arrête !” crie-t-il. Elle se tourne vers lui, bouleversée. “Tu ne comprends pas ? Elle m’a tout pris. Ma carrière, mon honneur !” “Non, c’est toi qui détruis tout.” Dans un geste désespéré, Laurine lâche la clé. Elle s’effondre en larmes. Le masque tombe enfin. Derrière la manipulatrice, on découvre une femme brisée, prisonnière d’une blessure d’ego et d’un sentiment d’injustice trop longtemps refoulé.

Janette, bouleversée malgré elle, s’approche. “C’est fini, Laurine, tu as encore le choix.” Mais la jeune femme secoue la tête. Elle sait que tout est perdu. Le lendemain, Laurine est suspendue de ses fonctions en attente d’une enquête interne. Jérémy, accablé, peine à croire à ce qu’il a vécu. David, lui, se tait. Il sait qu’il a eu raison, mais aucune victoire n’a le goût de la satisfaction.

Janette quitte son bureau, le regard vide. Elle a survécu, oui, mais à quel prix ? Laurine quitte l’hôpital sous escorte, le regard tourné vers les couloirs où elle a tout perdu. Une dernière réplique raisonne dans sa tête : “Je t’avais prévenu, Janette. Personne ne m’humilie impunément.” Mais alors que la porte se referme derrière elle, une larme solitaire glisse sur sa joue.

Était-ce vraiment de la haine ou simplement une douleur qu’elle n’a jamais su nommer ? L’épisode 1805 de **Un si grand soleil** s’achève sur cette note amère, entre justice et tragédie. Une leçon de vie, peut-être. Dans la lumière éclatante du soleil, les ombres de la vengeance finissent toujours par se révéler.